Chaque année, de nombreux colis sont perdus par les transports maritimes un peu partout dans le monde. Véritable problème pour les professionnels logistiques et commerciaux, ce phénomène est toutefois imprévisible. Malgré les avancées technologiques, les accidents surviennent toujours, sans parler des possibles fautes lors de l’embarquement des marchandises. Dans ce genre de cas, il convient tout de même d’effectuer certaines démarches afin d’éviter d’être tenu responsable pour ces pertes. Par ailleurs, pour minimiser les dégâts et pour éviter des drames écologiques, il est aussi conseillé de suivre quelques dispositions.

Les raisons possibles de la perte de conteneur

Depuis l’expansion du fret maritime, le transport de marchandises s’est tourné essentiellement vers la voie maritime. Cette activité a toujours été un travail assez traditionnel qui remonte aux succès incontestables des premiers navires dans l’expédition de certaines cargaisons. Avec l’évolution de la technologie, ce système s’est amélioré au fil des années offrant de nombreuses perspectives aux professionnels de l’import-export. Durant le voyage, il peut avoir toutefois quelques problèmes qui peuvent occasionner la perte de logistique.

  1. Les conditions météorologiques

Il s’agit de la raison primaire qui implique les accidents et les pertes de chargement en mer. En effet, sur ce domaine, les intensités des tempêtes, des vents et des intempéries sont plus puissantes. Cela cause logiquement des difficultés pour les manœuvres et la navigation. Accompagné de roulis et de tangage variable, il peut arriver que les câbles d’arrimage succombent au poids des vagues ou à la pression des charges. Ce phénomène entraine la fuite de conteneur et même le naufrage d’un cargo.

  1. Les erreurs d’amarrage

Mis à part les soucis occasionnés par la nature, l’erreur humaine peut aussi engendrer la perte de marchandises d’un transporteur. Que cela soit par un manque de vigilance ou par peur de dépasser un délai de livraison, un mauvais arrimage peut toujours causer de nombreux problèmes. Voilà la raison pour laquelle une inspection avant la levée d’ancre est toujours conseillée, même s’il ne s’agit pas d’un mode de transport pour conteneurs.

  1. Le mauvais état du navire

Quelle que soit la locomotion en question, l’état de l’engin reste primordial pour assurer une arrivée à bon port. En ce qui concerne les marchandises et leur possible perte en chemin, la vieillesse et le mauvais état des appareils font partie des causes principales des accidents en mer. Ces anomalies engendrent souvent la diminution de la force de traction ce qui entraine les ruptures et la dégringolade des cargaisons en plein voyage. Cela peut concerner les câbles d’arrimage, les points de fixation, les appareils de classement ou d’autres éléments plus importants comme le twist-lock par exemple.

  1. Le naufrage

Cela tombe sous le sens. Si le navire porte-conteneurs sombre au fond de l’océan, il est évident que l’on ne puisse pas réellement espérer retrouver ses conteneurs intacts. Pour le transport maritime, ce genre d’accident est particulièrement lourd à porter. Dans ce genre de situation, il n’y a pas que la logistique qui est à déplorer. Quelques fois, malheureusement, cela s’accompagne de fuites ou pire, de pertes humaines. Il faut noter aussi que la perte de conteneur peut être occasionnée pour éviter ce genre de drame. En effet, pour sauver un navire en danger, il arrive parfois que l’on doive se débarrasser volontairement de certaines cargaisons.

Les obligations du responsable de la perte de conteneur

En général, il existe plusieurs règles et conventions qui fixent les modalités de transport de marchandises par voie maritime. Cela concerne autant le transit de chargements classiques que des matières dangereuses. Bien entendu, pour ces dernières, d’autres normes locales et internationales sont en vigueur pour l’expédition. Quoi qu’il en soit, dans le cadre juridique, un responsable doit souvent toujours être pointé en cas de rejet involontaire ou non des conteneurs. Cependant, il peut avoir des limitations de responsabilité selon chaque situation. Ces faveurs peuvent alors être destinées au transporteur maritime, au propriétaire du navire ou au chargeur.

La plupart du temps, la compagnie maritime et les transporteurs sont souvent épargnés par les accusations du drame. Cela s’explique par les obligations du chargeur qui reste la personne la mieux placée pour évaluer l’état des lieux de la cargaison et des appareils de fixation avant l’embarcation. En effet, durant sa fonction, il doit remplir certaines conditions.

  1. Les documents importants

Dans le cas où le chargeur est tenté de faire une fausse déclaration de la situation avant le départ au port, cela confirme directement sa responsabilité sur la perte de conteneur. Cela peut concerner le poids du chargement, la nature du type de marchandises à expédier ou d’autres éléments pertinents. Le défaut de documentation ou le manque d’instructions quant aux formalités de transport restent également des preuves de culpabilité du chargeur.

  1. L’empotage du conteneur

Il s’agit du travail d’arrimage, de calage ou des actions entreprises au port ou durant la fixation de la cargaison sur la remorque correspondante. Quand ces missions ne sont pas effectuées correctement, le chargeur peut être tenu responsable des pertes de conteneurs. Toujours dans ce sens, le choix d’un conteneur inadapté est également considéré comme une faute grave.

  1. La vérification

Comme tout travail nécessitant une garantie fiable, le transport de conteneurs requiert un examen approfondi avant l’affrètement. En effet, les chargeurs ont l’obligation de vérifier l’état réel d’un conteneur en entrepôts. Le réglage des températures et des volets doit également être assuré surtout s’il s’agit de marchandises dangereuses qui ont besoin de liquides de refroidissements ou d’appareils frigorifiques.

  1. La préparation de la cargaison

Pour éviter d’être tenu responsable d’une perte éventuelle de conteneur, il convient toujours de vérifier certains points. L’emballage et le conditionnement des matériaux destinés à l’exportation doivent être assurés. C’est également le cas la pré-réfrigération et d’autres travaux. Il faut noter toutefois que dans le cas d’une impossible inspection, l’agent maritime doit informer les institutions compétentes.

Les procédures en cas de perte de marchandise

Il faut savoir que les conteneurs en mer représentent un véritable danger pour le commerce international, le transport multimodal et l’environnement. En effet, en tant que perte logistique maritime, les conteneurs perdus sont d’abord des investissements gâchés. Que cela soit pour le service de transport, pour l’agence maritime ou les acteurs d’importation et d’exportation, ces incidents restent particulièrement coûteux. En ce qui concerne l’expéditeur, c’est également le cas. Des retards de livraison ou des défauts de déchargements à la douane peuvent être particulièrement handicapants sur son travail. Côté environnement, cela va de soi. Les marchandises rejetées en mer sont généralement des éléments non biodégradables. Elles peuvent même renfermer des substances dangereuses. Une perte de ce genre est donc aussi une question d’écosystème.

Quoi qu’il en soit, pour éviter d’enclencher d’autres drames, il convient d’informer rapidement les responsables dans le cas de naufrage ou de perte de marchandises à cause d’une rupture de charge par exemple. Une fois renseignées correctement, les parties concernées peuvent entamer certaines actions afin de minimiser les dégâts occasionnés.

  1. La recherche des conteneurs en flottaison

Dans le cas d’un accident ou d’une anomalie de câblage à la remorque de conteneurs maritimes, les marchandises peuvent finir rapidement dans l’eau. Ces dernières sont difficiles à détecter selon le type de conteneur correspondant. Se retrouvant généralement entre deux eaux, ces emballages en métal sont de terribles dangers pour le transport routier en mer. Il convient ainsi d’effectuer le plus rapidement possible des recherches afin d’identifier et d’amarrer ces objets. Cette tâche s’adresse souvent à l’armateur accompagné de la préfecture maritime et du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS).

  1. Les sanctions

En cas de force majeure, la perte de conteneur peut être associée à des faits imprévisibles et insurmontables. Dans cette situation, les clauses de limitation de responsabilité vis-à-vis du client et certaines conventions peuvent être dépassées. Ainsi, l’armateur peut être obligé à effectuer les recherches pour des raisons de sécurité. En général, cela se passe au niveau des secteurs de navigation les plus employés par les pétroliers, les moyens de transport de marchandises lourdes ou les navires de transports internationaux.

  1. La résignation

La recherche de conteneurs en pleine mer s’avère souvent être coûteuse. Si la perte se passe dans une zone proche du littoral, les étapes mentionnées plus haut peuvent être entamées. Dans le cas où l’accident a eu lieu au large de l’océan, plus précisément dans les eaux internationales, les moyens déployés pour trouver les restes de marchandises sont restreints. En général, toute action de recherche peut même être abandonnée en raison des lourdes dépenses éventuelles.

  1. L’assurance

Le transport international est un secteur très prometteur, mais risqué. C’est la raison pour laquelle les compagnies maritimes doivent toujours recourir à une assurance pour ses porte-conteneurs. Ce dispositif prévoit le recouvrement de certaines pertes si les risques rencontrés correspondent aux conditions mentionnées dans le contrat. Ainsi, après toute perte ou avarie, il convient de contacter directement son assureur le plus rapidement possible. Cette démarche est essentielle pour entamer les démarches administratives correspondantes.

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