Comme dans tous les secteurs, le covid-19 a touché de plein fouet le transport maritime. Cependant, la pandémie est bien loin d’avoir arrêté complètement l’activité, bien au contraire. Du côté des pays du soleil levant, les choses semblent même pouvoir s’améliorer.

Quelle est la situation actuelle ?

Il faut bien être réaliste, le covid-19 a touché tous les secteurs et toute la planète. C’est donc sans surprise que jeudi, Kitack Lim, secrétaire général de l’Organisation Maritime Internationale annonçait que tous les plus hauts lieux de la marine avaient eux aussi été affectés par la situation.

Le transport maritime tient une place majeure dans l’approvisionnement des différents pays que ce soit en termes alimentaires ou médicaux. Si globalement les autorités de divers pays se veulent rassurantes sur la situation actuelle, on ne peut que constater qu’outre-Manche la situation est plus problématique. D’ailleurs, les grandes enseignes britanniques en appellent au bon sens de leur client et leur demandent de bien vouloir faire leurs courses de manière cohérente et intelligente. Bien entendu, ce problème risque d’être mondial. Ce discours est repris par de nombreuses enseignes à travers le monde.

Une reconversion minute

Concrètement, les compagnies qui jusqu’à présent se concentraient sur le transport de passagers se voient donc contraintes de stopper leurs activités. Ce qui implique donc qu’ils se reconvertissent dans le transport de marchandises afin de faire face à cette situation d’urgence.

C’est le cas par exemple pour la société DFDS qui jusque là, opérait dans le transport de passagers entre Oslo et Copenhague. Elle s’adapte à la nouvelle situation en proposant ses services en matière de transport de marchandises pour pouvoir être utile en cette période compliquée et continuer à faire rentrer du cash.

On peut aussi parler de certains navires de guerre qui se transforment en hôpitaux flottant le temps de transporter les malades, comme ce fut le cas entre la Corse et le continent.

La quarantaine pour beaucoup

Un autre fait marquant ralentit déjà beaucoup le transport maritime. En effet, la liste des ports mettant les navires en quarantaine ne cesse d’augmenter. Si le départ ne pose pas spécialement de problème, les arrivées sont par contre sous le signe inévitable du repos quand les ports les acceptent. Ainsi, durant 15 jours les marchandises peuvent être bloquées après leur arrivée pour s’assurer que le virus ne se propage pas.

Ainsi, en Australie les lois d’hygiène ont été sérieusement renforcées, alors que de nombreux pays européens ont purement et simplement fermé depuis le 14 mars leurs frontières dont les ports et les aéroports, c’est le cas pour l’Italie, la Norvège, etc.

Cela risque effectivement de mettre à mal les transports maritimes pourtant nécessaires.

Relance progressive en Asie

Si en Europe la situation semble donc assez tendue, on peut tout de même se rassurer. En effet, la Chine qui rappelons-le était le point de départ de cette épidémie devenue mondiale montre quant à elle de forts signes d’une reprise très attendue.

En mars, on enregistre dans le pays une reprise de l’activité de 90% et les experts estiment que 100% de l’activité sera de retour aux alentours de la fin mars, début avril.

Bien entendu, il s’agit des chiffres qui parviennent des provinces à l’exception de Hunbei. Hunbei étant, la province la plus touchée par la pandémie. Cela dit, depuis jeudi, aucun nouveau cas n’a été détecté sur le sol Chinois ce qui promet donc un avenir prometteur pour tous d’ici quelques temps.

Pour l’instant, le confinement a été prolongé en France jusqu’au 15 avril 2020, il va de soit que l’activité reprendra certainement au fur et à mesure. 

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