Il semble impossible de passer à coté du virus qui est entrain de bloquer complètement la planète. Fermeture des écoles, de certains commerces, des crèches, invitation à restreindre ses sorties. Si les magasins d’alimentation et de première nécessité restent ouverts, il semble pourtant que la situation soit de plus en plus difficile.

Quelles sont les mesures actuellement en place par les autorités maritimes ?

La situation européenne semble donc particulièrement compliquée depuis quelques semaines, puisqu’à la suite de la mise en quarantaine de l’Italie, de nombreux pays ont décidé de fermer leurs frontières que ce soit par voies aériennes, terrestres ou encore maritimes. N’oublions pas qu’il y a peu, des mesures avaient été prises pour limiter le transport de marchandises entre l’Europe et la Chine, certains ports ayant purement et simplement été fermés. À Brest, un arrêté a aussi provoqué la fermeture d’un port et l’arrêt des réparations sur les bateaux. La plupart des bateaux de croisière sont donc comme les avions assignés à rester en place pour l’instant.

Quelles sont les conséquences à long terme pour le transport maritime ?

Concrètement, on estime une chute de 50% du transport maritime sur le mois de mars et si l’épidémie n’est pas enrayée, encore 30% devrait se faire ressentir sur le mois d’avril. Il est aussi important de signaler qu’il va rapidement falloir trouver d’autres lieux d’approvisionnement. Car en l’état actuel, le pays risque de se retrouver rapidement en manque de certains produits de base. L’industrie du transport maritime est donc en pleine mobilisation pour réussir à trouver des solutions concrètes. En effet, le risque de prolongation supplémentaire de la situation de quelques mois mettrait toute l’industrie maritime dans une situation particulièrement précaire sans compter le manque dans les pays dû à une absence de transport vers l’extérieur.

Que dit l’Organisation Maritime Internationale (OMI) de la situation ?

L’OMI, soit l’Organisation maritime internationale, qui devait avoir plusieurs réunions ce mois-ci pour parler d’un autre problème majeur pour les transports maritimes soit la réduction des émissions de gaz à effet de serre a pour la première fois depuis sa création en 1958 dû suspendre tous ses actuels projets et a donc annulé l’intégralité des réunions pour le mois de mars sans pour autant en fixer de nouvelles. Ce qui signifie donc que l’OMI ne peut donc actuellement fournir aucune information concrète face à la situation. Les informations qui nous parviennent proviennent soit du gouvernement soit des grandes compagnies de transports maritime. Comme pour de nombreux autres travails, les employés de l’OMI sont donc passés en télétravail et les locaux sont fermés au public depuis le 12 mars. 

Cependant, il est à noter que de manière générale le monde maritime a largement sous-estimé l’arrivée dans les ports du coronavirus. Ce qui explique pourquoi il était si mal préparé.

Quand pourra-t-on avoir des réponses ?

Concrètement, les compagnies de transports maritime sont définitivement dans la même situation que les autres industries. En clair, les informations sont manquantes et la situation semble pour l’instant figée. Si dans l’absolu, l’arrêt des activités peut prendre fin début avril, dans la réalité des faits, il est nécessaire de bien étudier l’évolution de l’épidémie pour s’assurer d’une reprise totale des activités. Cependant, il semble déjà évident que les décisionnaires se penchent plus sur des scénarios catastrophe qui mobiliserait l’industrie du transport maritime pendant au moins 1 ou 2 mois supplémentaires.

Ceci dit, malgré la situation actuelle, le transport maritime reste concentré sur les autres problèmes qui l’attendent à la sortie de cette crise sans précédent qui met à mal le pays, mais aussi l’Europe et le monde en général. Espérons que plus d’informations seront bientôt diffusées.

 

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