Le transport de marchandises se déroule à 90% via les océans. Cependant le transport de marchandises fait face à un obstacle : il ne cesse d’être associé à la pollution des océans et de l’air. Pour faire face à ce désastre qui n’est pas facile à éviter, une société française Towt a proposé une solution allant en faveur de l’écologie : les trajets à la voile. Et cette solution paraît solide car son efficacité est prouvée : cette solution réduirait ainsi les émissions de CO2 d’environ 90%.

 

L’idée du transport à la voile

Guillaume Le Grand, le président de la société Towt (qui signifie TransOceanic Wind Transport) explique qu’ils louent les bateaux existants qui sont capables de transporter de 10 à 300 tonnes de marchandises pour ce type de transport. Ils y appliquent un label nommé Anemos, ainsi cela permet d’avoir une traçabilité complète au consommateur en renseignant le trajet emprunté et le bilan carbone du produit. Et cette idée séduit : que ce soit les restaurateurs, les détaillants ou bien encore les grands groupes du cac 40, c’est une solution efficace pour diminuer leur empreinte carbone et ainsi pour apporter une réponse aux attentes de leurs consommateurs. Aujourd’hui cela reste malgré tout une activité minime par rapport au transport maritime classique qui lui est responsable de 10,5 milliards de tonnes de marchandises transportées sur plus de 5000 porte-conteneurs l’année dernière. Mais il s’agit d’un concept qui fonctionne et qui peut encore plus fonctionner dans le futur. Car économiquement, le coût est légèrement supérieur pour le fret à la voile et donc les produits sont logiquement vendus un peu plus cher.

 

Bientôt des cargos à voile sur les océans ?

Comme tout bon entrepreneur, Guillaume Le Grand ne veut pas s’arrêter de si bon chemin. Il vise plus haut et s’est engagé dans la construction d’un voilier moderne. C’est donc fin 2021 que son voilier de 67 mètres de long prendra la mer, capable alors de transporter 1000 tonnes de marchandises. Il sera aussi rapide que les cargos qui sont actuellement très polluants. Et donc forcément plus écologique, avec 10 000 tonnes de CO2 en moins par an et une estimation de 300 000 tonnes pour toute sa vie. Après, la société Towt n’est pas la seule à investir sur ce projet, c’est également le cas de la société Grain de Sail par exemple qui entreprend la construction d’un navire visant une capacité de 35 tonnes de marchandises. Une autre société, la société Neoline, a signé un partenariat avec Renault pour assurer le transport de ses véhicules jusqu’en Amérique du Nord, permettant ainsi à l’entreprise Renault de réduire son empreinte carbonne de 25% en 12 ans. Le marché du cargo à voile est donc un marché à fort potentiel. L’année dernière, l’Organisation Maritime Internationale fait elle aussi confiance à l’efficacité de la solution du transport à la voile car celle-ci a signé un accord visant à réduire « d’au moins 50% » les émissions de CO2 du transport maritime d’ici 2050.

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