Pour le Grand Port maritime de la Guadeloupe, l’année 2018 a bien commencé. Au premier trimestre, l’établissement portuaire a enregistré une croissance par rapport aux trois premiers mois de 2017. Un trafic porté par le conteneur et par la croisière. Détails…

 

Avec 947.000 tonnes, le Grand Port maritime de la Guadeloupe a connu au premier trimestre une progression de 8 %. En frôlant la barre des 200.000 tonnes, les vracs liquides, bien qu’ayant reculé de 7,4 %, ont toutefois connu une reprise des importations en mars, confie Yves Salaün, son président du directoire, en raison des travaux qui sont réalisés sur la raffinerie Sara, en Martinique. « On va continuer à en bénéficier. La tendance devrait se confirmer », estime-t-il.
Autre filière ayant connu une embellie, les vracs solides, en raison d’une hausse de 8 % du clinker, qui a frôlé les 43.000 tonnes.
Avec 56.000 EVP, le patron du port guadeloupéen note une progression de 18 % du conteneur. L’établissement portuaire a même dépassé en mars pour la première fois le score de 20.500 EVP. Ce qui constitue un record. Le directeur général attribue cette hausse au transbordement notamment. Il juge également que le port a tiré profit de la ligne Paragwada opérée par le groupe CMA CGM. Un service dont les Guadeloupéens déplorent qu’il soit « réorienté » vers l’Amérique centrale.
Au total, deux tiers du nombre d’EVP transitant par le Grand Port maritime constituent du transbordement, le tiers restant du conteneur étant généré par le trafic domestique.

300.000 voyageurs de plus

Côté passagers, Yves Salaün note une forte croissance. Le trimestre s’est achevé sur un trafic frôlant les 300.000 voyageurs, soit 60.000 de plus que durant les trois premiers mois de 2017 (+ 21,7 %). « Nous devrions conserver cette avance », prévoit-il.
Après avoir rappelé que la haute saison de la croisière pour la Guadeloupe s’achève en avril, il estime que l’année devrait être en repli dans le secteur en raison d’Irma. Quant au trafic inter-îles, qui s’est établi à 23.000 voyageurs (+ 10 %), il devrait, selon lui, repasser au-dessus des 100.000 passagers.
Pour 2018, Yves Salaün préfère toutefois rester prudent. Ce n’est pas parce que le premier trimestre affiche des indicateurs encourageants que le Grand Port maritime terminera l’année sur de bonnes tendances. Il juge toutefois : « Nous étions en récession depuis 2013. Aujourd’hui Port of Spain est mal en point ».
En matière d’outillage, le Grand Port maritime avait commandé un quatrième portique en Espagne mais le constructeur lui ayant fait faux bond, le président du directoire indique qu’il doit attribuer le nouveau marché à un autre constructeur. Selon lui, le port nécessite ce nouvel outillage de bord à quai pour pouvoir opérer des navires de 3.000 EVP.
Autre dossier d’actualité en Guadeloupe, la construction du nouveau siège social de l’établissement. Un projet visant à libérer de l’espace en front de mer. Le Grand Port maritime va en outre réaménager « le port historique » pour en faire une zone commerciale, explique Yves Salaün. Autre opération prévue, l’extension d’un quai qui va être porté de 600 à 700 mètres de longueur. Enfin, une étude sur un futur terminal de croisière a été lancée.

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